Le Petit Méridional News
Observateur de l'actualité locale, mise en lumière du tissu économique social et culturel
jeudi 23 juillet 2026
Montpellier : CINEMED 2026 , l'Affiche dévoilée !
Le noir et blanc a un pouvoir magique : rendre l’instant intemporel, ne pas l’abandonner au passé et pouvoir le revivre encore au présent. Ce n’est pas le temps perdu dont on part à la recherche mais le temps retrouvé ! Une insolente modernité se glisse dans les jeux d’ombre et de lumière.
Sur l’affiche de la 48e édition du Cinemed, le noir et blanc, irradiant de lumière, fixe pour l’éternité un moment de joie empreint de pureté et d’innocence comme seule l’enfance peut en offrir, celui d’une danse flamenco partagée entre une grand-mère et sa petite-fille, complices et tendrement enlacées.
Dans le flamenco, le visage est le miroir de l’âme et l’expression des émotions. Le sourire qui illumine leurs visages et l’intensité du regard expriment bien toute la beauté et l’amour qui se transmettent entre les générations.
Les mouvements de bras comme des gestes de défis semblent nous inviter à les rejoindre et à entrer dans la danse.
Dans le film Blancanieves dont est extraite la photo, le cinéaste espagnol Pablo Berger s’est permis toutes les audaces en revisitant le conte des frères Grimm : le transposer dans l’Andalousie des années 20, sans dialogues et en un noir et blanc somptueux.
Un réalisateur inclassable qui surprend de film en film et que nous aurons le plaisir de recevoir lors de la prochaine édition du festival qui se déroulera du 16 au 24 octobre à Montpellier.
Remerciements chaleureux au réalisateur Pablo Berger, à Yuko Harami, la photographe, à Sandra Tapia de la société de production Arcadia.
[ Crédit photo Yuko Harami / Arcadia Conception graphique Agence Chirripo ]
lundi 22 juin 2026
LE DESIGN SELON PIERRE PAULIN (1927-2009) AU MUSEE FABRE De MONTPELLIER
Né en juillet 1927 à Paris et décédé à Montpellier en juin 2009, Pierre Paulin figure parmi les plus grands designers français du 20e siècle, contribuant à l’histoire de la naissance véritable de cette discipline au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans un pays en pleine reconstruction. Aujourd’hui, ses créations iconiques, notamment la Mushroom Chair (1959), la Ribbon Chair (1966) ou la Tongue Chair (1968) continuent à incarner la modernité et un futur intemporel dans l’imaginaire collectif.
C’est durant ces années dites « Trente Glorieuses », dans un monde qui connaît une expansion économique sans précédent, jusqu’à la conquête spatiale, et au choc pétrolier, que Pierre Paulin devient décorateur, et designer. Doté d’un puissant don d’observation, il puise ses sources dans les revues de design nordique ou américain, et dessine d’abord un mobilier conforme aux besoins de confort des années 50, avant d’inventer des formes plus souples qui épousent voire anticipent les aspirations sociétales des années 60, celles de la génération du baby-boom et de la pop culture.
Édités successivement par Meuble TV, Thonet frères et la société hollandaise Artifort, les meubles de Pierre Paulin conquièrent une identité rapide dans les salons d’arts ménagers et décoratifs et entrent dans les collections du MOMA à New York en 1968.
En 1970, choisi par Claude et Georges Pompidou, il est le premier designer invité à repenser les appartements de l’Élysée, il incarne alors la modernité de la culture française. Par la suite, il s’implique à travers la société ADSA dans une production de design industriel et de design global : il dessine des produits pour la grande distribution et conçoit des projets pour les grands équipements publics.
Dans les années 80, il renoue avec son intérêt pour la permanence des styles, les savoir-faire traditionnels, la pièce à tirage limité, dans un rapport à la nature qui devance nos préoccupations actuelles. En 1992, il choisit de s’établir avec Maïa, son épouse, au cœur des Cévennes, sur un terrain qu’il va aménager pendant plusieurs années en mettant ses compétences de designer au service de l’architecture.
Pierre Paulin a exploré toutes les façons d’être designer en l’espace de cinq décennies. Visionnaire, et exigeant, cette forte personnalité offre à travers son œuvre, ou son travail comme il préférait dire, un véritable voyage dans l’époque qui a forgé notre siècle, bouleversant les modes de vie et les technologies. [EXPOSITION VISIBLE 27 juin > 1 novembre 2026 au Musee Fabre de Montpellier ]
lundi 1 juin 2026
L’ EXPOSITION "MIRAGE" DE JAUME PLENSA
[ 3 juin > 1 novembre 2026 au Carré Sainte Anne #Montpellier ]
EXPOSITION "MIRAGE" DE JAUME PLENSA
jeudi 25 décembre 2025
Guimet+ Chine : La nouvelle exposition du Musée Fabre de Montpellier en partenariat avec le Musée national des arts asiatiques - Guimet ! 🐉
L’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran, situé juste à côté du musée Fabre, accueille Guimet+ Montpellier, produit d’un partenariat noué avec le musée Guimet, plus grande collection nationale d’arts asiatiques d’Europe.
Le dispositif Guimet+ se déploie dans des espaces permanents de 150 à 200 m2 (crédit : Musée Guimet).
Cette belle demeure de la fin du XIXe siècle, écrin dédié aux arts décoratifs du musée, s’ouvre ainsi au riche patrimoine d’aires culturelles et géographiques peu représentées dans les collections du musée. Pendant quatre ans, ce partenariat d’envergure nationale propose, grâce à une exceptionnelle sélection de chefs-d’œuvre, une première approche des civilisations millénaires de la Chine, du Monde indien, du Japon et du Monde himalayen. À raison d’une année d’exposition par aire culturelle, c’est une invitation à un véritable parcours découverte, mêlant savoirs et expériences, regroupés en grandes thématiques universelles, telles que la beauté, le prestige, le sacré et la transgression.
Guimet+ Chine
À partir du samedi 13 décembre 2025 à l’hôtel de Cabrières-Sabatier d’Espeyran
dimanche 19 octobre 2025
"Anatomie comparée des espèces imaginaires" l'Exposition hiver 2025|2026 au Musée de Lodève
Et si les créatures de fiction passaient au crible de la science ?
L’exposition vous entraîne dans un univers inattendu, entre rigueur scientifique et imaginaire foisonnant. Totoro, Alien, le Marsupilami, le Yéti ou les dragons dévoilent leur anatomie sous l’œil du biologiste. Une plongée ludique dans l’anatomie comparée, entre réel et fantastique. [ Exposition hiver 2025-2026 du 18 oct. 2025 au 15 mars. 2026 Au Musée de Lodeve ]
Anatomie comparée des espèces imaginaires
jeudi 18 septembre 2025
Ariane Ascaride présidera le jury Antigone du 47ᵉ Cinemed de Montpellier
Le Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier a choisi l’actrice native de Marseille pour conduire le jury des longs métrages de sa prochaine édition.
Ariane Ascaride sera la présidente du jury de l’Antigone d’or du 47ᵉ Cinemed. Le Festival du cinéma méditerranéen de Montpellier se déroulera du 17 au 26 octobre dans la préfecture de l’Hérault. Ariane Ascaride et son jury décerneront l’Antigone d’or du long métrage de fiction le samedi 25 octobre lors de la cérémonie de palmarès du Cinemed.
Récompensée du César de la Meilleure actrice pour Marius et Jeannette en 1998 et de la Coupe Volpi à la Mostra de Venise en 2019 pour son rôle dans Gloria Mundi, deux films signés de son complice à la ville comme à la scène Robert Guédiguian, Ariane Ascaride a également joué dans Nadia et les hippopotames de Dominique Cabrera, Changement d’adresse d’Emmanuel Mouret, Drôle de Félix de Ducastel et Martineau ou Sous le tapis de Camille Japy.
La comédienne brille aussi sur les planches où elle a notamment joué Gisèle Halimi.
Amoureuse des textes, elle est également l’auteur de deux ouvrages Une force et une consolation, livre d’entretien avec l’écrivaine Véronique Olmi où elle se confie sur sa passion pour les livres, et Bonjour Pa’ : Lettres au fantôme de mon père.
Ariane Ascaride et son jury décerneront l’Antigone d’or du long métrage de fiction le samedi 25 octobre lors de la cérémonie de palmarès du 47e Cinemed.
mardi 16 septembre 2025
L’Étranger de François Ozon en ouverture du 47e Cinemed le vendredi 17 octobre au Corum.
C’est sans doute le film de l’automne qui suscite le plus d’attente, de curiosité et d’envie .
Et pour cause ! L’adaptation du plus célèbre roman d’Albert Camus devenu culte à travers le monde par un de nos cinéastes les plus précieux et interprété par la remarquable nouvelle génération de comédiens français : Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin.
Présenté en compétition à la Mostra de Venise pour sa première mondiale, le film a enthousiasmé la presse et Télérama souligne : « le pari réussi d’Ozon est de rendre fascinant cet étranger à tout, criminel par son meurtre, criminel aussi vis-à-vis de l’ordre établi ».
Dans un noir et blanc flamboyant qui évite les écueils d’une reconstitution historique et réussit à retranscrire l’aveuglante lumière et la chaleur accablante de l’Algérie, François Ozon est à la fois fidèle et infidèle à l’œuvre originale – gage d’une adaptation réussie – en étoffant les personnages féminins, notamment celui de la sœur de la victime, et en posant un regard plus actuel sur une histoire écrite en 1942.
L’intrigue suit Meursault, un jeune homme d’une trentaine d’années vivant à Alger en 1938. Après avoir enterré sa mère sans émotion apparente, il entame une liaison avec une collègue, Marie, et reprend sa vie quotidienne. Mais son voisin, Raymond Sintès, le pousse à s’impliquer dans une histoire trouble qui mènera à un drame sur une plage, sous un soleil accablant.
[ Distribué par Gaumont/ Sortie nationale le 29 octobre ]
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